Quésaco? Les Particules Fines - Définition , Sources et Impacts sur la santé?

Que sont les (trop fameuses) particules fines et quels en sont leurs effets? Quelles sont les sources de leurs émissions? Quelles mesures pour se protéger et lutter contre la pollution aux particules fines? On vous dit tout (ou presque) :

Les particules fines : de quoi s'agit il?

On appelle « particule » un ensemble de substances microscopiques, c’est-à-dire de l’ordre du micron (1 micron = un millième de millimètre). Ces substances solides ou liquides restent généralement en suspension dans l’air, de quelques jours à quelques années. Les courants atmosphériques les transportent sur de longues distances, ensuite elles retombent au sol via les pluies ou sous forme de poussières.

Le mot « particule » englobe un ensemble de composés variés.

Selon leurs dimensions, on les classe de la façon suivante :

  • poussières "sédimentables" : ce sont les plus grosses, elles retombent vite et, donc, ne sont pas vraiment des « particules en suspension ». Cependant, selon leur nature, elles peuvent avoir des conséquences néfastes importantes sur l’environnement et la santé aux alentours de leur lieu d’émission.
  • poussières en suspension : c’est l’ensemble des particules d'un diamètre moyen inférieur à 75 microns (soit à peu près le diamètre d’un cheveu) flottant dans l'air.
  • PM 10 (PM = Particulate Matter) : particules inférieures à 10 microns
  • PM 2,5 : inférieures à 2,5 microns, dites « particules fines ». Très légères, elles peuvent rester plusieurs jours en suspension dans l’air.
  • PM 1 : particules ultrafines, de diamètre inférieur à 1 micron.

Donc, contrairement aux poussières d’un diamètre supérieur, les particules fines sont d’une masse trop faible pour chuter au sol par simple gravité. D’autres facteurs tels que précipitations, agrégation sont donc nécessaires à leur sédimentation.

Selon leur mode de formation, on distingue des particules :

  • Primaires, qui sont celles émises telles quelles dans l’atmosphère
  • Secondaires, se formant dans l’air par réactions physico-chimiques à partir d’autres polluants. Exemples : les oxydes d’azote (NOx) et l’ammoniac (NH3).

D’où viennent les particules fines ?

L’origine des particules en suspension dans l’air est très variée :

  • Elle peut être naturelle (par exemple : volcans, érosion due au vent, embruns marins, etc.)
  • Elle peut provenir des activités humaines (par exemple : processus industriels, gaz d’échappement des véhicules, usure de la chaussée, des pneumatiques, des pièces métalliques, sel et sable utilisés pendant l’hiver, etc.)

Les particules fines font beaucoup parler d'elles à cause de la pollution liée aux voitures et au diesel en particulier; malgré l’équipement récent desdits véhicules en filtres à particules, dont l’efficacité est controversée s’agissant des PM 2,5 et encore davantage des PM 1.

Les émissions de particules liées aux véhicules sont ici de 2 types :

  • la fraction des particules les plus grosses provient de l’usure des plaquettes de freins, des pneumatiques et de la chaussée
  • le reste des émissions émane de particules fines (inférieures à 2,5 microns de diamètre) issues de la combustion du diesel dans les moteurs des voitures, bus et camions.

Impacts sur la santé

Plus les particules sont petites, plus elles pénètrent facilement dans nos poumons. Ainsi les particules les plus fines (PM 1) sont les plus problématiques, car elles peuvent, via les poumons, se diffuser dans le sang. Certaines particules s'avèrent plus nuisibles que d’autres : c’est le cas, par exemple, de celles issues de la combustion (suies) du charbon, du diesel et du bois. D'autres particules peuvent fixer des substances comme, par exemple, des métaux lourds ou des polluants organiques persistants. Elles sont alors d’autant plus nocives pour notre santé ou l’environnement.

Les effets sur la santé se font sentir à court, mais surtout à long terme :

  • exposition de courte durée : on peut voir apparaître des réactions inflammatoires des poumons, des symptômes respiratoires et des effets néfastes sur le système cardiovasculaire.
  • exposition de longue durée : les effets sont ici plus importants comme l’aggravation de l’asthme, toux et bronchites chez les enfants. Elle peut entraîner une réduction des fonctions pulmonaires et par la même une diminution de l’espérance de vie (mortalité cardio-pulmonaire et cancer des poumons).

Les conséquences pour la qualité de la vie sont donc graves. Les enfants, les personnes âgées, de même que les personnes souffrant d’asthme ou de maladies cardio-vasculaires sont particulièrement vulnérables.

En octobre 2013, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé la pollution de l’air extérieur comme cancérogène certain pour l’homme ; en septembre 2016, elle évalue à 92 % la population mondiale respirant un air ambiant trop pollué.

Impacts sur l’environnement

La pollution de l’air peut avoir des impacts sur :

  • le bâti : la pollution de l’air a de nombreux effets sur les matériaux, tels la perte de masse des calcaires exposés à la pluie, la perte de transparence du verre due à la teneur de l’air en suies, en SO2 et en NO2, la perte superficielle des vitraux anciens en potassium et calcium à cause de l’humidité relative de l’air et à sa teneur en SO2 et NO2
  • l’agriculture qui se trouve à la fois impactant et affectée par la pollution de l’air, notamment au niveau de la production et qualité des produits
  • les écosystèmes : de fortes concentrations de certains polluants peuvent conduire à des nécroses visibles sur les plantes et entraîner une baisse de leur croissance. Elle peut également contribuer aux phénomènes de pluies acides qui, en liaison avec d’autres facteurs (sécheresse, parasites…) entraînent le dépérissement des forêts et la dégradation des sols. Des études mettent en avant le phénomène « d’eutrophisation », lié à la pollution de l’air extérieur, notamment via l’impact sur les écosystèmes à cause de l’excès de dépôt d’azote.

Rappel : Que faire en cas de pic de pollution?

Lors des pics de pollution, il est conseillé aux personnes vulnérables et sensibles de limiter leurs efforts physiques d’intensité élevée (jogging, sports collectifs…) en cas de dépassement des seuils d’information et de les éviter en cas de dépassement des seuils d’alerte.

S'agissant de la majeure partie de la population, il n’est pas nécessaire qu’elle change ses activités en cas de dépassement des seuils d’information. En cas de dépassement des seuils d’alerte, il est recommandé de réduire les activités physiques de forte intensité. La pratique d’activité physique d’intensité modérée (comme le vélo) est possible en cas d’épisode de pollution.

Il est recommandé de s’informer auprès de son médecin en cas d’inquiétude sur sa santé ou celle de ses enfants.

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Certes, cet article peut faire peur mais sur ArteCita, nous avons souhaité, comme souvent, prendre les choses du côté humoristique, en créant un visuel décalé qui permet d'alerter sur les méfaits des voitures à moteur à combustion standard (essence, diesel) par rapport aux véhicules à combustion "alternative" ou électriques qui polluent beaucoup moins. Nous espérons qu'il vous fera sourire!

Si vous souhaitez réagir et compléter cet article, laissez-nous vos commentaires. Nous (et nos lecteurs) serons ravis de les lire.

A très vite.
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